On peut dire ce qu'on veut sur les australiens de Sydney, qu'ils sont un peu superficiels ou sans gene mais on a tout de même réussi à créer pas mal de contacts avec le voisinage et les commercants.
Il y a le resto thai qui sait que je prends toujours du red curry et avec qui je parle toujours du "bled", le nouvel an à Bangkok, les plages du sud, il y a le grec de la pizza qui ne me demande même plus ce que je veux quand il me voit rentrer. Il prépare tout de suite une grande 4 saisons avec des tomates séchées. Même au téléphone il reconnait tout de suite le "grand chauve". On parle un peu de foot. Il a un pizzaiolo irakien qui forcément n'a pas eu la vie facile.
Et puis il y a les voisins, celui de palier qui est devenu un pote, les vieux du dessous dont le mari adore se mêler de tout et de rien mais qui est adorable. Il y a aussi ceux du RDC, les indiens, très discrets mais qui de temps en temps se lâchent, organisent des fêtes traditionnelles et parfument tout l'immeuble, et puis il y a les tibétains avec qui c'est la course pour avoir la place de parking.
C'est étrange en me relisant, je me rends compte que je n'ai pas cité un seul australien. Ca doit tout simplement être parce qu'il n'y en a pas dans l'immeuble et qu'ils tiennent très peu de commerces, exceptés les Bottle shop. La vente d'alcool est très réglementée et réservée à ce type de magasin. C'est donc là qu'on rencontre des "aussies" mais pas le temps de nous écouter.
Et puis j'allais oublier celle que je préfère. L'épicerie rebeu du coin. Enfin à Sydney, ce sont les chinois qui tiennent les épiceries rebeus. Meilleur service clientèle de la ville.
Jamais un bonjour, jamais un sourire et à la fin un merci mais pas trop fort, on risquerait de croire que c'est sincère.
Hier, j'ai eu le malheur de demander si elle avait plus de sauces pimentées que celle que j'avais trouvée sur l'étagère. J'ai cru qu'elle allait me cracher dessus en vomissant que si je n'en trouvais pas d'autre c'est sûrement parce qu'il n'y en avait pas. J'ai eu envie de lui dire qu'elle venait de perdre un client mais je ne pense pas que ca l'aurait traumatisée plus que ça.
Pour revenir sur les voisins, ma 1ere rencontre avec celui du palier était lors de son retour de convalescence suite à un accident de travail. Il venait me signifier mon expulsion de sa place de parking que j'utilisais pendant son absence. Pas désagréable le garçon, mais assez sec.
Le lendemain, j'entends de l'hollandais dans la cage d'escalier. Alors je bondis de ma chaise (fond musical Royal Canin), j'ouvre la porte et je vois mon super voisin au téléphone. Il me fixe, étonné et je lui parle direct en néerlandais. A partir de la tout a basculé, invitation à boire, échange de numéros etc...Et oui c'est dur à croire mais ça peut être beau le néerlandais.
Et justement ça tombait bien qu'on devienne potes parce que quelques temps plus tard ça m'a bien servi. Un jour, alors que la miss faisait son jogging, j'ai fait la connerie de laisser les clés à l'intérieur de l'appart. Heureusement, le balcon était ouvert, mais je ne savais pas comment l'atteindre.
Je décide d'aller voir le petit vieux du dessous qui tout de suite se sent très impliqué mais m'explique que de son balcon ce serait trop dangereux d'essayer de monter. Alors je me dis qu'il faut que j'arrive à accéder au toit et je regarde le balcon de Maarten, mon nouveau pote. Il n'est pas là mais je me dis qu'il ne m'en voudra pas.
Je peux l'accéder par la fenêtre du couloir mais pour ça il faut que je me jette et que j'attrape le bord. Ce n'etait pas très loin, mais suffisament flippant. Un yamakasi ferait ça avec 2 doigts et un salto mais à 10m dans le vide je me suis un peu fait dessus. Ensuite du balcon, il faut que j'atteigne le toit.
Debout sur le rebord, je n'arrive pas à me hisser vers le haut alors je demande au petit vieux s'il n'a pas une échelle et me ramène un escabeau trop petit. Il va voir le tibétain du RDC qui n'a rien non plus et à ce moment la miss revient. Je lui demande d'aller voir si un commercant peut nous prêter une échelle et elle revient 5mn plus tard avec le père du grec de la pizzeria. Ca faisait un comité assez sympa qui assistait à l'acrobatie. J'arrive sur le toit non sans dégueulasser mes belles fringues d'entretien. Et du toit, je tente de descendre sur le balcon mais il y a le auvent qui me laisse trés peu de place et je me retrouve les jambes dans le vide a essayer d'accrocher quelquechose. Mes pieds trouvent appui sur un renfort du auvent que je tords comme il faut et j'arrive enfin à destination.
Bon ce n'est pas pour raconter mes prouesses athlétiques indéniables que j'ai raconté cette histoire, c'etait juste un moyen de montrer à quel point l'ambiance du quartier peut être sympa.
Depuis l'hollandais m'a aidé à retaper le auvent, la fenêtre passager de la voiture et j'ai été flashé avec sa voiture. Probable amende, 180 euros. Depuis peu, c'est notre frigo qui a lâché. Le gars qui nous l'avait vendu le stockait avec les cafards qui ont fini par avoir raison du moteur. Le reparateur n'avait jamais vu ça. Maarten m'a tout de suite proposé d'utiliser son frigo et m' a même laissé ses clés pour quand il est absent. Le problème, comme hier, c'est que quand je vais chercher mes bières et que je lui en propose une on est partis pour toute la soirée.
Sinon le petit vieux va bien, les tibétains et les indiens aussi.
Bon c'est la m....Nous n'avons pas trouvé de nouveaux locataires pour notre appart qu'on a donc toujours sur les bras. Quelle galère. Un couple était intéressé mais a finalement refusé et il y a deux anglais sur le coup mais ils ne le veulent que pour 5 mois ce qui n'est pas suffisant pour l'agence. Ils ne font que des contrats de 6 mois ou 1 an.
On sait déjà qu'on va perdre la caution, c'est la raison pour laquelle nous ne payons plus le loyer mais pour amortir encore plus les frais j'ai même pensé à vendre les meubles de l'appart. C'est peut-être un peu chaud mais envisageable. Enfin de toute facon, je leur ai expliqué que quoi qu'il se passe, vendredi on quittera les lieux et qu'on arrêtera de payer. Forcément petite embrouille.
-La nana de l'agence: "Mais vous avez signé un contrat Mr, vous vous êtes engagés moralement blablabla..".
-Moi:" Je me sens engagé financièrement oui, à cause de la caution que vous nous avez prise (6 semaines de loyer) mais moralement pas trop. On vous a prévenu il y a plusieurs semaines qu'on partait, on a cherché d'autres locataires de notre côté et on a toujours payé notre loyer a temps"
- "Oui mais par le contrat que vous avez signé vous vous etes engagé à payer le loyer jusqu'en avril"
-" Seulement parce que c'etait le seul moyen d'avoir l'appartement, on le voulait pour 6 mois, vous nous avez forcés a signer pour un an"
-"Vous n'étiez pas obligés de signer"
-" Si vous voulez mais dans tous les cas, vendredi on ne sera plus là, alors vous feriez mieux d'accepter les anglais même pour 5 mois"
-"Oui on a laissé un message au propriétaire mais je vous déconseille fortement d'arrêter de payer les loyers, vous pourriez avoir de nombreux ennuis "
Concrètement, c'est procès direct et ici la loi a apparemment tendance a défendre le propriétaire au dépens du locataire. On calcule les loyers dus, les dommages et interêts et le locataire est obligé de payer. C'est quand même du délire en fait. Le gars qui perd son boulot et qui ne peut plus payer son loyer est obligé de rester jusqu'au bout dans l'appart. La question est comment pourront-ils nous forcer à payer alors qu'on part dans quelques mois ? Nous bloquer a l'aeroport ? Je n'y crois pas trop mais c'est quelquechose qui vaut la peine d'être vérifié avant de s'engager dans une immense galère. J'imagine déjà la scène avec le douanier qui scanne nos passeports et qui nous laissera repartir seulement si on paye plusieurs milliers de dollars. J'espère qu'on n'en n'arrivera pas là. Une autre solution serait de garder l'appart et de le sous-louer aux anglais. Il y a un risque mais ça semble être le plus raisonnable pour l'instant. A suivre...
Euh comment dire, assister à un concert reggae c'est comme recevoir une boite de chocolats en Australie. Tout d'abord on n'est pas sûr que ça passera les douanes, et quand on pense qu'ils sont enfin livrés, tout impatient et tout excité, on nous dit qu'il faut attendre le dessert sans savoir vraiment quand ça viendra. Pour finir on n'est pas certain qu'ils arrivent vraiment frais et dans l'état où on les espérait. Sans parler des délires artistiques inattendus du chanteur. C'est un peu comme la surprise du chocolat à la liqueur. Oui ça peut laisser un goût amer dans la bouche.
En gros, ce n'était pas nul mais très décevant. On ne le sentait pas dedans.
Superbe spectacle très touchant sur l'apartheid en Afrique du Sud. L'originalité de ce spectacle est que bien que joué à l'Opéra de Sydney dans le Playhouse, les textes étaient en français. Pour les "locaux", il y avait le sous-titrage en haut de la scène. C'est dommage, parce que tout était loin d'être traduit.
Il y a plusieurs mises en situation originales qui brouillent les pistes et nous empêchent de savoir vers où l'histoire va nous mener. Des personnages très drôles sont interprétés par Pitcho Womba Konga (gauche) et Habib Dembélé.
C'est bizarre, il faut qu'on aille à Sydney pour voir une pièce qu'on aurait pu voir à 5mn de chez nous a Paris. La pièce est produite par les Bouffes du Nord (Mo La Chapelle) et y a été jouée.
Encore quelques jours avant de savoir si oui ou non, nous arriverons à trouver quelqu'un pour nous remplacer dans notre appartement de Glebe. Nous sommes censés le quitter le 22 dec et 2 dossiers ont été deposes a l'agence. Si aucun des deux ne passe et que personne d'autre ne se présente nous allons soit devoir rester sur Sydney soit partir comme des voleurs. Le problème c'est qu'ils ont $2700 (1700E) de caution alors on a décidé d'arrêter de payer le loyer. Ils seront toujours gagnants et nous on perdra moins. Je continue bien-sûr d'harceler l'agence mais il faut penser au pire. Et le pire c'est la guerre (pour les habitues des guignols).
Après le 22 dec, le programme c'est Noel a Kangaroo Valley, 150km au sud de Sydney, Melbourne pour le nouvel an et normalement Perth mi-janvier. Alors pour Nôel, on a trouvé une jolie maison (voir photo de gauche) pour 4 jours au milieu des champs. On y sera 6 avec Ju de Coco et les petits suisses. On a eu beaucoup de bol étant donné que la plupart des locations sont complètes ou très chères.
Petite soirée à la maison avec les petits suisses, Julien, le voisin hollandais et Anthony, un pote de Sydney que j'avais rencontré à Londres il y a 5 ans. Lendemain lever relativement tardif, donc pas de python, de kangourous ni de wombats a l'horizon puisqu'on n'a pas pu bouger de Sydney. Petit tour sous la flotte à Vaucluse, qui a une plage sur la baie intérieure de Sydney, ensuite ballade dans le Centennial en passant par King's Cross, le coin soi-disant dangereux de Sydney. C'est là que sont concentrés la plupart des drogués. Ca fait un sacré contraste avec le reste de la ville qui est toujours assez propre sur soi. Mais de là à dire que c'est dangereux, ça fait sourire. Ensuite on a voulu voir Tom , Katie et John chez leurs amis étudiants en science mais personne ne nous a ouvert.